La numérisation dans les écoles du S2
Dernière modification le 14.04.22

La numérisation a transformé de vastes domaines de la société, de l’économie, de la technologie, de la culture et du savoir humain. Le déploiement du numérique permet d’entrevoir de nouvelles perspectives dans l’aménagement des plans d’études et de développer son utilisation dans l’enseignement. L’emploi des moyens numériques n’est pas nouveau et les possibilités que ceux-ci offrent sont sans cesse élargies. Il en découle de nouvelles questions auxquelles des solutions sont recherchées dans le cadre d’une discussion commune, notamment avec les services responsables. Le canevas présenté ici représente un état des lieux reposant sur la situation actuelle.

L’introduction de BYOD / AVEC sera effectuée à la rentrée 2022/23 dans les gymnases, écoles de commerce et écoles de culture générale du canton. BYOD (Bring Your Own Device) / AVEC (Apportez Votre Equipement personnel de Communication) désigne l’approche selon laquelle les élèves apportent leurs ordinateurs personnels à l’école et les intègrent dans la vie scolaire.
 

1. Principes pédagogiques

Généralités

La relation de valeur entre les élèves et les enseignant-e-s, ainsi que l’échange motivant et inspirant autour de l’apprentissage sont au cœur d’un enseignement réussi. L’enseignement est et reste un travail relationnel. Les personnes enseignantes ont pour mission principale de tenir les rênes de l’enseignement tout en faisant usage des différentes formes d’apprentissage qui s’offrent à eux en fonction des besoins.
La numérisation apporte de grands changements dans nos vies et dans le monde du travail. Les élèves doivent désormais prouver de nouvelles compétences. Les technologies numériques sont mises en œuvre dans l’enseignement afin de soutenir au mieux et de manière équitable tous les élèves dans leur apprentissage à devenir des citoyens autonomes et responsables.

Utilisées à bon escient, les formes d’enseignement numériques permettent d’élargir l’apprentissage en intégrant davantage la réalité de la vie dans la salle de classe. Pour déployer tout son potentiel, l’apprentissage et l’enseignement numériques doivent s’accompagner d’un changement de la culture d’enseignement et d’apprentissage. D’autres formes d’apprentissage telles que l’apprentissage coopératif, interdisciplinaire et individualisé gagnent en importance. Nous ne parlons donc pas d’un simple remplacement des outils de travail déployés jusque-là. Le modèle SAMR (substitution, augmentation, modification, redéfinition), par exemple, incite à réfléchir à la manière dont les moyens numériques sont utilisés dans l’enseignement. Ceux-ci peuvent compléter l’enseignement classique frontal en augmentant l’autonomie d’apprentissage et les compétences numériques des élèves. 

La décision d’utiliser des formes d’enseignement numériques reste du ressort de la personne enseignante. Son rôle ne perd aucunement en importance. Elle continue à décider des méthodes d’enseignement appropriées et à accompagner les élèves dans les méthodes favorisant l’apprentissage. La technologie numérique et son utilisation judicieuse s’ajoutent aux compétence décisionnelles de la personne enseignante.
 

Comment peuvent se dérouler les examens ?

La forme d’un examen détermine la manière d’enseigner et le processus d’apprentissage. Si la personne enseignante souhaite organiser des examens avec l’utilisation de l’ordinateur, deux possibilités se présentent à elle. Dans l’esprit du « livre ouvert », l’élève a accès à toutes les informations et aides (par exemple : mode de correction, aides à la traduction). Cette méthode n’est pas nouvelle et exige des questions d’évaluation appropriées. L’ordinateur permet également de réaliser des examens dans un cadre restreint et sécurisé. Le logiciel Safe Exam Browser, pouvant être installé gratuitement, assure cette possibilité. D’autres types d’examens sont également envisageables avec l’utilisation de l’ordinateur. C’est le cas par exemple d’un examen-portfolio. 

La décision de faire passer un examen avec ou sans ordinateur revient à la personne enseignante et également aux conférences de branche. Si les examens finaux sont prévus avec un ordinateur, une demande doit être faite à la commission cantonale des examens deux ans auparavant. 
 

La numérisation permet une meilleure individualisation

La numérisation rend également possible une plus grande individualisation. Différentes mesures sont envisageables dans le cadre de la compensation des désavantages. Le soutien apporté par la numérisation entre autres a pour but de compenser les difficultés liées au handicap. Les objectifs de formation devant toutefois être respectés, la direction de l’école décide des limites du soutien numérique.
 

Comment suivre l'évolution numérique ?

L’évolution numérique est rapide. Dans ce domaine, chaque personne se doit d’être suffisamment agile afin de s’adapter aux nouveautés et de prévenir d’éventuelles dérives. Difficile encore de prédire les transformations que la numérisation ne manquera pas d’entraîner. Les conséquences sur l’organisation des écoles, par exemple, sont difficiles à cerner. Il est donc important qu’aux niveaux individuel aussi bien que collectif (élèves, collègues, conférences de branche, école, CODESS, service), une analyse ou évaluation de nos actions soient menée en continu afin de déterminer les meilleures pratiques ou opportunités (cf. également le chapitre « Formation continue »).
 

2. Enseignement et apprentissage

Comment s'équipent les élèves avec le BYOD ?

Dès la rentrée 2022, en commençant avec la volée de première année, les élèves viennent à l’école avec leur propre ordinateur portable. 
C’est la Conférence des directeurs et directrices des écoles du S2 (CODESS) qui a la compétence de déterminer le standard pour le matériel des élèves. Ce dernier est consultable sur cette page qui présente les offres d’achat à prix réduit. Les parents disposant de revenus modestes ont la possibilité de demander une bourse d’étude cantonale pour les enfants en formation post-obligatoire. Des solutions peuvent être trouvées pour d’éventuels cas de rigueur.

L’élève est responsable de son matériel, notamment en cas de dégât ou de vol. Il respecte les règles de l’école et les consignes des personnes enseignantes et des enseignantes. L’ordinateur fait partie du matériel scolaire. Après l’école obligatoire, le matériel scolaire est à la charge des parents, tant dans les écoles du secondaire supérieur que dans la filière professionnelle.

Le canton de Fribourg met gratuitement à disposition de chaque élève un compte Microsoft 365 dont la suite logicielle est pensée comme base des outils de communication.  et d’échanges dans l’enseignement

Il n’est pas question de bannir l’usage du papier (livres, feuilles), même si l’usage de ressources numériques augmente. Les conférences de branche proposent au directeur ou à la directrice les moyens d’enseignement (RESS art. 99).
 

Quel support est proposé aux élèves ?

Des équipes d’élèves techniciens, encadrés par du personnel de l’école, soutenus par le technicien campus (personnel du SITel) et coordonnés par le nouveau répondant informatique pour les écoles du centre de compétences Fritic, seront à disposition de leurs camarades pour les aider à résoudre les problèmes courants. Une telle organisation a été mise en place avec succès dans le cadre des projets pilotes menés par plusieurs écoles du S2 du canton et a fait ses preuves dans de très nombreuses écoles alémaniques.
 

Quel matériel est à disposition des enseignants et des enseignantes ?

Toutes les salles de classe disposent d’un vidéoprojecteur, d’un visualiseur et d’un système de sonorisation. Ce standard minimum est garanti pour ces prochaines années. 

Le Conseil d’Etat a décidé d’octroyer, dès l’année 2021, une indemnité pour l’utilisation par la personne enseignante de son ordinateur privé et du matériel périphérique associé (souris, casque audio ou adaptateur par exemple) dans le cadre de l’enseignement dans les écoles du S2. Il a souhaité ainsi reconnaître l’investissement des personnes enseignantes depuis le début de l’épidémie de COVID-19 et accompagner le développement d’une utilisation pertinente du numérique dans l’enseignement au S2 avec l’utilisation d’ordinateurs portables pour les personnes enseignantes. 

Une indemnité annuelle de 250 francs pour un taux d’activité de 50% au minimum (ou de 200 francs dès un taux d’activité de 25%) permet de compenser l’utilisation dans le cadre professionnel d’un ordinateur standard, avec les périphériques correspondants, qui répond aux exigences techniques de l’enseignement. Les personnes enseignantes avec un taux d’activité inférieur à 25% ne recevront pas d’indemnité, mais un ordinateur portable propriété de l’école leur sera mis à disposition pour donner leurs cours. Les taux d’activités des personnes enseignantes qui travaillent dans plusieurs écoles du S2 seront additionnés et les engagements à l’Université pour l’enseignement de la didactique seront pris en compte. Dans le même temps, le matériel actuellement à disposition est maintenu et sa durée de vie prolongée dans la mesure du possible. Des éventuels remplacements de matériel sont analysés dans la perspective du changement prévu en 2025.

Cette mesure sera appliquée jusqu’à l’année scolaire 2024/25. Une évaluation tenant compte de l’avis des personnes enseignantes et des aspects techniques et organisationnels permettra de déterminer si elle peut être prolongée ou si le modèle doit être adapté voire remplacé. D’ici là, le modèle qui prévaudra dès l’année scolaire 2025/2026 sera déterminé. A partir de la rentrée 2025, deux modèles sont envisagés : 

  1. Maintien de l’indemnité : les personnes enseignantes viennent avec leur propre ordinateur portable ; il n’y a plus d’ordinateurs fixes dans les salles de classes et les salles des maîtres.
  2. Ordinateurs fournis par l’Etat : chaque enseignant reçoit un ordinateur portable hybride (transformable en tablette).

Une combinaison des deux modèles sera aussi étudiée en tenant compte de la complexité qu’elle génère.

Les salles informatiques sont conservées en tant que telles jusqu’en 2025. L’usage permettra de déterminer si elles doivent être maintenues au-delà. Les ordinateurs dédiés à des tâches particulières (p.ex. arts visuels, musique) sont maintenus.

Remarque : le nouveau Collège Sainte-Croix sera en grande partie opérationnel dès 2022/2023 et appliquera le modèle 1 jusqu’en 2025. 
 

Quel support est offert aux enseignants et enseignantes ?

Pour les enseignants et les enseignantes, la situation de l’année scolaire prochaine ne sera pas différente de celle qui prévaut actuellement. Les ordinateurs installés dans les salles de classe seront toujours à disposition et le dispositif de support reste donc le même. Le Collège Sainte-Croix connaîtra en revanche des conditions différentes. En effet, au mois d’août prochain, cette école pourra prendre possession d’une grande partie de ses nouveaux locaux. Les salles de classe ne seront pas équipées avec des ordinateurs fixes, mais chaque enseignant et chaque enseignante utilisera ses moyens informatiques privés. Un groupe de travail, piloté par le SITel et comprenant des personnes de l’école et du centre de compétences Fritic, est en train d’affiner le concept de support qui sera mis en place dès la rentrée prochaine.

Le dispositif qui prévaudra à terme, à savoir si les enseignants et les enseignantes viennent à l’école avec leur propre ordinateur ou s’ils reçoivent un ordinateur portable du SITel, sera déterminé dans le courant de cette législature notamment en fonction des expériences faites dans les écoles. 
 

Quels logiciels et ressources numériques sont à disposition ?

Toutes les personnes enseignantes que tous les élèves disposent des logiciels et services de Microsoft365 ainsi que la plate-forme Moodle. Dès la rentrée 2022, il en est de même pour la suite Adobe Creative Cloud (Photoshop, Illustrator, Premiere, etc.).
On considère les types de ressources numériques suivants : a) les manuels scolaires, b) les ressources web sous licences, c) les ressources acquises et stockées par les bibliothèques, d) les logiciels payants, ou nécessitant une installation centralisée (salles informatiques par exemple).

Un groupe de travail « Bibliothèques S2 et ressources numériques » se concentre sur les ressources web sous licences et les ressources acquises et stockées par les bibliothèques.

Le rôle exact des conférences de branche, les procédures budgétaires, la question des licences, des installations et du support doivent encore être déterminés.
 

Qu'en est-il de la formation continue ?

Les personnes enseignantes ont le droit et le devoir de se former régulièrement dans leur domaine de spécialité ainsi que dans les domaines didactiques, pédagogiques et numériques. Seuls les personnes qui ont étudié les bases du numérique et qui sont capables de les appliquer de manière compétente et en fonction de leur discipline pourront réveiller l’enthousiasme de leurs élèves. L’initiative personnelle est un atout premier. Dans les écoles, la formation continue sur les compétences numériques est dispensée notamment par le biais des PR. 
 

Quelle est l'offre pour améliorer ses compétences numériques ?

Aujourd’hui, Teams, OneNote, OneDrive, Forms et Moodle sont les applications majoritairement utilisées dans l’enseignement. Les formations continues ont été organisées par les PR dans les écoles et un grand nombre de tutoriels sont disponibles sur le site internet de Fritic. Afin de continuer à proposer une offre de formation continue large et adaptée aux besoins, Fritic coordonne les échanges entre les PR des différentes écoles. Les formations continues organisées dans les écoles sont en principe ouvertes à toutes et tous. Les compétences numériques comprennent notamment les connaissances nécessaires à la réalisation d’examens dans un cadre sécurisé. Le groupe de travail EvalNum a opté pour Safe Exam Browser. Des formations continues sur ce logiciel sont organisées dans les écoles. Il peut être utilisé aussi bien pour la conduite de la classe que pour la mise en œuvre d’examens. Dans son utilisation pour la conduite des leçons, les personnes enseignantes peuvent par exemple définir au préalable les pages Internet pouvant être visitées.
 

Comment améliorer ses compétences didactiques liées à sa branche ?

L’expérience montre que les formations continues doivent être aussi proches de la pratique que possible et, dans l’idéal, se dérouler en plusieurs étapes, de sorte que les connaissances générées puissent être immédiatement appliquées et approfondies. Il s’agit notamment de la méthodologie professionnelle, de l’échange aussi bien des « bonnes pratiques » que des « mauvaises pratiques » et de l’élaboration de scénarios pédagogiques concrets dans les domaines des TIC (séquences d’enseignement). Les collègues internes ont cet avantage que, par rapport aux spécialistes externes, ils parviennent souvent mieux à appréhender les craintes, à instaurer la confiance et à offrir un soutien adéquat. Les spécialistes externes peuvent quant à eux être mis en relation avec les spécialistes internes.

La formation continue au sein des conférences de branche se déroule en deux temps. D’une part, au sein de l’école et, d’autre part, entre les écoles. Pour ce faire, les responsables de branche se réunissent, éventuellement accompagnés d’une autre personne enseignante.
Les personnes enseignantes sont encouragées à suivre des formations continues spécifiques à leur discipline dans un autre canton et à partager ensuite leurs expériences avec leur conférence de branche.

Des groupes informels de personnes enseignantes dans les différentes écoles sont encouragés à se réunir régulièrement autour de thèmes didactiques et techniques.
 

Quelles compétences apporte la nouvelle discipline informatique ?

Sur les plans de la théorie et de la pratique, l’enseignement de l’informatique permet d’acquérir des compétences universelles telles que les stratégies de résolution de problèmes, le raisonnement structuré et le travail de précision; il laisse cependant également la place à la créativité et ouvre de nouvelles perspectives de conception. Il fournit en outre une compréhension approfondie de la manière dont interagissent le monde réel et le monde virtuel, discute les avantages et inconvénients des systèmes informatisés pour la science ainsi que pour la société et apprend à utiliser avec efficacité, tout en faisant preuve d’esprit critique, les solutions logicielles (extrait du plan d’études cantonal).

A l’instar d’autres compétences transversales, toutes les disciplines sont concernées par le numérique. Ainsi, l’application en contexte disciplinaire, l’évaluation critique et le développement des compétences dans le contexte du numérique doivent s’effectuer dans tous les domaines disciplinaires, en tenant compte des évolutions que connaissent les autres niveaux de formation (école obligatoire comme tertiaire).
 

Comment évoluera l'informatique administrative ?

A partir de la rentrée 2022, la solution administrative actuelle, Escada, sera remplacée par IS-Academia qui est l’application standard pour le domaine de l’éducation de notre canton. 
 

Digitalisation et santé

La digitalisation ne néglige pas les risques liés à l’exposition prolongée des élèves aux écrans, bien qu’un lien de causalité avec des troubles et atteintes à la santé, psychiques ou physiques, reste difficile à prouver. 

Les ordinateurs seront utilisés de manière ponctuelle, limitant ainsi le risque d’exposition excessive aux écrans.

Le cadre scolaire permet une approche pédagogique utile afin de sensibiliser les élèves aux problématiques de santé liées à l’utilisation d’appareils numériques et de systèmes d’information. Cette utilisation ne doit pas rester limitée aux activités de loisirs ou à l’échange entre ami-e-s via les réseaux sociaux.
 

Digitalisation et problématique environnementale

BYOD/AVEC permet une utilisation durable, car plus intensive d’un matériel informatique déjà acquis. Les élèves, qui disposent déjà majoritairement d’ordinateurs dans leur sphère privée, peuvent utiliser ceux-ci de manière plus optimale grâce à leur emploi dans le cadre scolaire.

Dans la mesure où la consommation d’énergie est la plus importante dans la phase de fabrication, une utilisation plus longue et plus intense des appareils est bénéfique sur le plan écologique.

De plus, l’approche BYOD/AVEC permet d’apprendre l’utilisation des systèmes d’information numériques de manière responsable et économe en ressources.
 

3. Aspects techniques

Le réseau sans fil est-il dimensionné pour le BYOD ? et le réseau électrique ?

Chaque école dispose d’un réseau sans fil performant. Le SITel effectue un monitoring permanent du réseau et peut modifier sa configuration en cas de besoin. 

En fonction des expériences faites dans les classes pilotes, chaque école a déterminé ses besoins en raccordements électriques. Le cas échéant, des adaptations seront encore apportées ces prochaines années avec l’augmentation du nombre d’élèves concernés. 
 

Comment imprimer ?

Les impressions sont possibles depuis les ordinateurs de l’école ou depuis un ordinateur privé. Dans ce dernier cas, les documents (PDF, Word, Excel, PowerPoint) sont envoyés par courriel au système d’impression (e-printing). 
 

Où sont stockées les données ?

M365 offre des possibilités de stockage et d’échanges de fichiers très intéressantes. Mais, en l’état, les différents lecteurs « classiques » sont maintenus. 
 

Mes données sont-elles en sécurité ?

Les articles 68 à 74 du RESS traitent des données personnelles des élèves (art. 43 LESS). Par ailleurs, la DFAC a publié des directives relatives à l’utilisation d’Internet et des technologies.

Une solution sûre est mise à disposition des écoles avec M365. L’Autorité cantonale de la transparence et de la protection des données (ATPrD) a validé l’utilisation de M365 pour les écoles. 

L’utilisation des données est soumise à des conditions-cadres spécifiques validées par des responsables de la Confédération en matière de protection des données. Elles seront traitées en Suisse et ne pourront pas être utilisées à des fins commerciales. 
 

Y a-t-il des ordinateurs de réserve en cas de problème ?

Les écoles disposent de quelques ordinateurs portables de réserve si une personne enseignante a besoin d’être dépannée en urgence. 
 

4. Organisation (qui fait quoi ?)

Qui fait quoi dans les écoles ?

La direction d’école : Les directeurs et directrices sont responsables de la qualité et du développement, de l’organisation, du fonctionnement et de la gestion pédagogique et administrative de leur établissement, de la conduite du personnel ainsi que de la collaboration avec les partenaires de l’école auprès desquels ils représentent l’établissement (art. 58 LESS). Ils sont conseillés et appuyés par le conseil de direction de l’école. Ils peuvent mettre sur pied des groupes de travail internes. Chaque direction d’école précise, en collaboration avec les personnes enseignantes, les conditions d’utilisation du matériel informatique dans l’école, détermine les besoins en formation continue et les organise. Elle soutient les parents d’élèves à revenu modeste afin qu’ils puissent s’équiper. Les écoles échangent à propos de leurs expériences et peuvent décider de mettre en place certains éléments communs. 

La personne enseignante : La personne enseignante s’assure de disposer des compétences nécessaires pour le BYOD / AVEC grâce à des formations continues. Elle détermine, en collaboration avec ses collègues, les approches pédagogiques utiles. 

Les conférences de branche : Les conférences de branche de chaque école sont des organes consultatifs du conseil de direction, traitent notamment des questions didactiques et proposent au directeur ou à la directrice les moyens d'enseignement autorisés (art. 65 LESS). 

Le correspondant informatique (CI) : Cette personne de référence dans l’école pour les questions liées à l’informatique recense les besoins, établit les budgets en collaboration avec le SITel. 

Les personnes ressources (PR) : Elles assurent l’assistance pédagogique de proximité et un rôle d’animation et d’accompagnement vis-à-vis de leurs collègues. 

Le technicien campus (TC) : Cette personne dépendant du SITel est responsable du support technique de proximité du matériel informatique de l’Etat dans l’école. 
 

Qui fait quoi au S2 et à la CODESS ?

La DFAC, par le service S2, est responsable de la gestion générale des écoles du degré secondaire supérieur et définit l’orientation stratégique et pédagogique (art. 85 LESS). 

La CODESS collabore avec le S2 à la définition de cette orientation stratégique et pédagogique (art. 90 RESS). 

La numérisation au secondaire 2 s’inscrit dans le concept MITIC approuvé par le Conseil d’Etat en mai 2017 comme dans la Stratégie de la CDIP du 21 juin 2018 pour la gestion de la transition numérique dans le domaine de l’éducation et le Plan d’action de la CIIP du 22 novembre 2018 en faveur de l’éducation numérique. 

La CODESS et le service S2 coordonnent la formation continue proposée au niveau cantonal (cf. chapitre « Formation continue »), échangent sur les bonnes pratiques dans le but d’assurer un développement coordonné et vérifient régulièrement la mise en œuvre. 

Ils mettent sur pied des groupes de travail en fonction des besoins (p. ex. ressources numériques, bibliothèques, conférences de branche). 

De nombreux groupes de travail accompagnent la numérisation au S2. On peut citer : 

  • Groupe d’accompagnement de la numérisation dans les écoles du S2 ; 
  • Conférence des correspondants informatiques (CCI) ; 
  • Groupe de travail « Evaluation numérique » (EvalNum) ; 
  • Groupe de travail « Outils cantonaux » (Cloud) ; 
  • Commission cantonale « Harmonisation du matériel TIC » (HarmTIC) ; 
  • Projet Gestion des identités (GidEDU) et liens avec Edulog ; 
  • Groupe de travail « Ressources numériques » ; 
  • Conférence des personnes ressources S2. 
     

Quel est le rôle du Centre de compétences Fritic ?

Le Centre de compétences Fritic, rattaché au S2, est responsable de tous les aspects en lien avec les médias et les technologies de l’information et de la communication (MITIC) dans le domaine de l’enseignement du Canton de Fribourg.

Le Centre de compétences Fritic fournit aux autorités scolaires, écoles, personnes enseignantes et élèves des prestations et des conseils en lien avec les multiples rôles des MITIC dans le cadre scolaire, par exemple dans l’apprentissage des outils informatiques et multimédias, dans le développement et l’élargissement des pratiques scolaires grâce aux nouveaux outils ou dans le développement de l’esprit et de l’indépendance critiques face aux médias, voire aux développements technologiques, participant ainsi à l’éducation à la citoyenneté. 

Il est en outre chargé de la mise en œuvre du projet d’harmonisation des systèmes d’information des écoles du canton de Fribourg (programme HAE) en collaboration avec le Service de l’informatique et des télécommunications. 

Depuis le mois d’avril 2022, un répondant informatique pour les écoles a été engagé. Il est chargé notamment de coordonner, mettre en place et soutenir la numérisation au S2, dans un premier temps essentiellement sous les aspects du support et des ressources numériques. 
 

Quel est le rôle de la Commission informatique de l’enseignement (CIEns) 

Selon l’art. 3 de l’annexe 2 de l’Ordonnance sur la gouvernance de la digitalisation et des systèmes d’information de l’Etat, la CIEns a les attributions spécifiques suivantes: 

  1. elle préavise le concept général se rapportant aux technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement, en veillant à assurer la cohérence et à promouvoir toutes les synergies possibles, et supervise la mise en œuvre de ce concept ; 
  2. elle élabore les orientations et propose à la DSI l’intégration des projets pédagogiques, administratifs et techniques relevant de son domaine de compétence dans le portefeuille de projets ; 
  3. elle harmonise le choix des outils informatiques pédagogiques relevant de la compétence cantonale ; 
  4. elle propose les outils informatiques administratifs utilisés dans les écoles et collabore à leur choix ; 
  5. elle coordonne les demandes budgétaires des écoles cantonales ; 
  6. elle sert d’organe d’arbitrage en cas de conflits ou de difficultés particulières dans le domaine de l’éducation ; 
  7. elle soutient le Centre de compétences Fritic dans ses tâches de coordination ; 
  8. elle décide des concepts de communication et supervise leur mise en œuvre ; 
  9. elle arbitre si nécessaire les priorités des demandes d’évolution des applications. 

Quel est le rôle de la Délégation du Conseil d’Etat en matière de digitalisation et des systèmes d’information (DSI) 

Selon l’art. 5 de l’Ordonnance sur la gouvernance de la digitalisation et des systèmes d’information de l’Etat, la DSI a pour mission: 

  1. de faciliter la gouvernance de la digitalisation et des systèmes d’information ; 
  2. d’assurer la conduite opérationnelle de la transformation digitale de l’Etat ; 
  3. de proposer au Conseil d’Etat les mesures nécessaires au développement de la digitalisation et des systèmes d’information de l’Etat et de veiller à la mise en œuvre des décisions prises par le Conseil d’Etat à cet effet. 
dsi

HAE est le projet d’harmonisation des administrations des écoles (cf. message n° 289) accepté par le Grand Conseil le 20 mars 2012. Il est conduit par un comité de pilotage présidé par Mme la Conseillère d’Etat Sylvie Bonvin-Sansonnens. La conduite opérative du projet se situe au niveau de la Direction HAE.

La CCSE est la Conférence des chefs de service de l’enseignement, présidée par M. Michel Perriard, secrétaire général de la DFAC. Le Bureau EdNum (éducation numérique) est composé des chefs de service de l’enseignement, d’une représentante du secrétariat général DFAC et du directeur Fritic. 
 

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